L'équipe
Artistique et administrative
Laureline Gelas
Chorégraphe et autrice pour l'espace public
Laureline Gelas explore dans ses créations la rencontre entre un sujet, un concept, un lieu et les personnes qui l’habitent.
Elle cherche à révéler la poésie de la vie, du quotidien, des petites et des grandes choses, rendre visible l’invisible, les invisibles. Mettre en lumière celles et ceux qu’on ne voit pas et faire entendre leurs voix font pleinement partie de son engagement d’artiste.
Prendre soin de chaque réalisation tant sur le plan humain qu’esthétique est son credo pour les projets qu’elle mène au sein de la Compagnie du Subterfuge.
Laureline Gelas s’associe à des photographes, danseur.euse.s, musicien.ne.s, scénographes pour mener des projets multidisciplinaires qui se déroulent souvent en plusieurs étapes : récolte de paroles, de sons et d’images, mais aussi chorégraphie, exposition, musique live et bande sonore. Ces différentes composantes s’entrelacent pour créer un miroitement de gestes artistiques et d’objets de restitution qui composent l’œuvre dans son ensemble. Cette approche permet une immersion totale et poétique dans l’espace public.
Depuis ses premières classes au Conservatoire à Rayonnement Régional de Lyon à aujourd’hui, c’est plus de vingt-cinq ans de carrière qui ont nourri sa sensibilité, sa créativité et son expertise pour mener des équipes et des projets immersifs et participatifs.
Juliette Treillet
photographe
Juliette Treillet est une autrice-photographe française née en Provence et installée à Lyon, diplômée d’un Bachelor en Photographie. Sa démarche artistique cherche à mettre en tension les notions de lien et de transmission familiale. En 2024, elle reçoit l’Aide Individuelle à la Création de la DRAC pour sa série Sacrum qui questionne les tabous qui existent encore autour de l’IVG et traversent les générations.
Outre ses travaux de commandes pour des journaux nationaux tels que Libération, Le Monde, Les Echos, Juliette Treillet mène de nombreux ateliers de médiation et interventions artistiques, notamment en milieu scolaire et dans le cadre de la Politique de la Ville.
Depuis 2018, elle collabore avec la Compagnie du Subterfuge pour les projets C’est quoi ton rêve ?, Notre quartier c’est… et La rythmique du cœur. Elle accompagne également la Compagnie pour la scénographie et le montage de ses expositions. Grâce à l’aspect pluridisciplinaire de ces projets, elle envisage autrement la mise en mouvement des corps dans l’espace et enrichit sa pratique. Les rencontres avec les habitant.e.s de la métropole lyonnaise la conforte dans l’importance de la médiation artistique et la pousse à compléter son cursus avec la formation « Photographe intervenant » du Réseau Diagonal.
En 2022 elle se lance dans la conception de la revue Chabe! pour valoriser la photographie et en fédérer les acteurs sur le territoire lyonnais. Elle participe à la direction artistique des trois premiers numéros, tirés à 2000 exemplaires.
Étienne Faivre
photographe
Etienne travaille la photographie avec une approche qui interroge les “nouveaux récits” émergents à l’ère de l’Anthropocène, en mettant en lumière des enjeux contemporains. Fort d’une formation en sciences sociales, il aborde ses sujets avec une sensibilité attentive aux différentes réalités humaines. Il cherche à donner voix aux expériences et aux perspectives souvent marginalisées, tout en contribuant, un tant soit peu, à une compréhension plus profonde des défis et des évolutions de notre époque.
Investi dans de nombreuses associations lyonnaises comme Gamut (association d’artistes émergents) ou Furie (label de musique) dans lesquelles il occupe des positions de photographe, de curateur ou d’organisateur d’événements. Ses travaux récents l’ont amené à réaliser une série sur le milieu queer à Lyon. Travail reconnu dans le cadre du festival OFF d’Arles. En 2025, il écrit un conte et travaille une série photographique autour de celui-ci. Ce travail donne lieu à une exposition à l’Orangerie du parc de la Tête d’Or.
Le travail de la Compagnie du Subterfuge entre en résonance directe avec sa démarche artistique. Créer des tableaux, des micro-histoires avec les habitants à l’aide de la photographie dans les différents quartiers investis par la Compagnie, c’est mettre en scène des individus souvent fragilisés par la société mais doués d’une grande sensibilité. Cette cartographie du sensible opérée avec les récits de ces destins est une manière de rendre poétique ces endroits délaissés, en marge. Prendre soin de chaque photo réalisée afin de permettre aux habitant.e.s de pouvoir dire « voici ma parole, mon message » est porteur d’espoir.
Au Brésil, le mot favela provient du nom d’une petite fleur qui poussait en haut des collines lors de la création des quartiers connus pour leur grande précarité. Où sont nos favelas ?
Amélie Viale
photographe
Artiste vivante, Amélie Viale place son corps féminin au centre de ses œuvres, comme un acte de résistance. Elle concocte des rituels de réparations qu’elle enregistre par le biais de la photographie ou de la vidéo. En exposant ses blessures, elle reprend le pouvoir sur elle, les transformant en langage artistique et en geste de guérison.
Dans ses expositions participatives, elle invite le public à devenir acteur, transformant l’expérience artistique en un processus partagé.
Son travail a été exposé lors du parcours d’artiste de Saint-Gilles en Belgique en 2010, à la Galerie Bloo à Lyon en 2016 et 2017. En 2018, elle a réalisé « Réflexion Faite » au Festival des Jardins de Chaumont-sur-Loire et au Parc de la Villette à Paris. Pendant deux ans, son installation porte-bonheur a été visible au Jardin de Métis au Canada. Elle a été invitée en résidence en 2020 par le Festival des Nuits Photos de Pierrevert, en 2021 et 2022 par la Ville de Gleizé, et en 2023 par le Centre d’Arts Performatif de Migné.
Amélie Viale est entrée dans la Compagnie du Subterfuge en juillet 2024, elle capte avec délicatesse les douleurs et les joies des habitants qu’elle retranscrit en image.
Soirmi Amada
Danseur
Soirmi Amada est originaire de Mayotte et a grandi à Lyon depuis son plus jeune âge. Amoureux de la danse et de la musique, cette passion est partagée avec sa famille. A 14 ans, il participe à un stage de break dance donné par le Pockemon Crew, puis de hip hop au sein de la Compagnie du Subterfuge, qui lui donnent le goût de la scène.
Danseur autodidacte au talent inné, il apprend au gré de ses rencontres toutes les techniques de la danse hip hop. Il monte son propre crew et participe à de nombreux battles, tout en diversifiant sa pratique vers la house et le new style. À 25 ans il passe pour la première fois des battles à la scène en intégrant l’équipe de Zéphyr de la Compagnie Käfig (Mourad Merzouki). Il fait également partie de la Compagnie Relevant.
Julie Montanier
Danseuse
Julie est une danseuse originaire de la campagne auvergnate, près de Clermont-Ferrand. Installée à Bordeaux depuis 6 ans, c’est dans cette ville du sud-ouest qu’elle se professionnalise. Elle y affine son style et affirme sa présence sur la scène hip-hop. Elle passe notamment par la formation Adage, où elle croise la route du break dance, une rencontre qui devient un véritable coup de foudre. B-girl engagée et déterminée, elle s’impose en Battle et en spectacle. Bien qu’ancrée dans le break, son parcours et sa sensibilité artistique révèlent une essence éclectique, nourrie de multiples influences.
Autant à l’aise sur scène que dans la rue, où elle performe régulièrement dans des street shows, au contact direct du public, son énergie, sa polyvalence et son authenticité font d’elle une danseuse singulière à la fois technique, expressive et toujours connectée à ses racines.
Autant à l’aise sur scène que dans la rue, où elle performe régulièrement dans des street-shows, au contact direct du public, son énergie, sa polyvalence et son authenticité font d’elle une danseuse singulière à la fois technique, expressive et toujours connectée à ses racines.
Saief Remmide
Danseur
Saief Remmide débute la danse par le hip hop et après de multiples compétitions à travers le monde au côté du groupe de break Alliance, il expérimente les liens avec la danse contemporaine. Il se forme à certaines techniques aux côtés des Wanted Posse, David Zambrano, Damien Ja- let, Dimitri Jourde et de la Compagnie Eastman – Sidi Larbi Cherkaoui – Damien Fournier & Niku Navala Chaudhary. Il collabore ensuite avec Rachid Ouramdane, Mourad Merzouki, Colette Priou, Redouane, Thô Anothai, Willi Dorner. Aujourd’hui, il porte un autre regard sur les danses dites «urbaines» et cherche à favoriser les rencontres pluridisciplinaires, les échanges et les réflexions autour des arts du geste. La notion de lien anime ses précédentes créations. Il chorégraphie le duo Issho Ni en 2017, NaKaMa en 2018, le solo Dédale et le duo dédié à l’espace public Ex-Change en 2021. Depuis quelques années, il s’intéresse à l’approche des agilités mentales dans les neurosciences.
Laura Colin
circassienne
Laura Colin naît à Lyon, et fait ses premier pas dans le monde artistique au sein de la troupe amateur de la Compagnie du Subterfuge en Hip Hop Contemporain. En 2007 elle commence son cursus professionnel dans les arts du cirque et finit diplômée en tant que voltigeuse aérienne en trapèze duo fixe et portés icariens au CNAC. Laura foule les planches comme le bitume, se produit en chapiteau, théâtre et rue qui sont ses espaces de prédilection pour s’exprimer. Elle aime mélanger les arts, travailler le collectif au service de l’histoire, de l’émotion et du lien. Danse, chant, portés ou comédie se font écho écho, si possible tout en même temps !
Sarah Bisson
Régisseuse générale et scénographe
Sarah Bisson fait ses études à l’école BOULLE à Paris en MANAA puis en BTS DCEV (Design Communication Espace et Volume) où elle se familiarise avec le monde du design, l’éco-conception et les matériaux et assemblages légers.
Elle intègre ensuite l’ENSATT en scénographie où elle se forme autant à la conception des espaces de la scène, qu’à la construction des éléments de décor qu’à la scénotechnie. En 2020, elle obtient un master en scénographie. Elle ouvre par la suite ses horizons en étant cheffe décoratrice pour des courts-métrages et se plaît à être au plus proche de la technique en étant régulièrement technicienne plateau.
Elle collabore aujourd’hui autant avec le théâtre qu’avec la danse contemporaine et le cirque et scénographie pour des spectacles en intérieur ou en extérieur ou pour du festival. Elle créé depuis 2019 les scénographies de la chorégraphe Eva Aubigny pour la Cie YAGE / Organ Tumult. Elle est aussi la scénographe-constructrice du spectacle de théâtre « Jeanne » par la Compagnie des Lucioles. Elle est de même scénographe-constructrice sur la création musicale et théâtrale de la Cie Daïmon « La Vie Nue ». De 2020 à 2022, elle co-crée et co-construit avec la scénographe Maud Chanel, la scénographie du site du festival de musique et cirque de la compagnie Circapharnaüm…
Ses expériences variées et sa curiosité la poussent à proposer de nouvelles solutions et expériences scénographiques tout en développant sa pratique vers un processus plus responsable.
Théo Rodriguez-Noury
Compositeur et MUSICIEN
Après un DMA en régie son, il poursuit sa formation en conception sonore à l’ENSATT. Musicien et passionné de son, il commence son parcours musical par la guitare acoustique suivie de l’électrique et ses nombreux effets qui l’accompagnent. Il travaille en étroite collaboration avec des compagnies de danse, de théâtre pour confronter son art au visuel. Le monde du sonore l’aimante et il n’hésitera pas à côtoyer l’expérimental pour agrémenter son jeu jusqu’à aller aux frontières de la noise.Il compose et construit sa musique en live. Sur scène, sa guitare, ses machines et sa voix nous embarquent dans son univers musical. Mosaïque d’influences, du post-rock au rock psychédélique en passant par l’électro, il nous livre son imaginaire.
Thibaut Champagne
Régisseur plateau
Formé au département « Réalisation Sonore » de l’ENSATT, où Thibaut Champagne coopère avec Philippe Baronnet comme créateur son sur une série de projets autour de Daniil Harms, il rejoint La Nouvelle Fabrique, collectif d’anciens élèves de l’ENSATT, ouvrant ainsi son champ de compétences vers le plateau, la lumière, la vidéo sur des spectacles vivants. Il est régisseur général et plateau sur plusieurs créations de Pauline Bureau, mais aussi sur La Voix de l’eau, spectacle déambulatoire au bord du Rhône par Sylvain Stavski. Plus récemment, il collabore avec la compagnie Les Hauts Parleurs (depuis 2015), MM dont il réalise l’éclairage en 2023, ainsi que la cie du Subterfuge.
Toujours polyvalent, il travaille également en régie informatique/plateau, avec notamment Etienne Saglio et divers autres cies. Créateur vidéo pour la Cie El Ajouad depuis 2015 avec Page en Construction, puis Mille francs de récompense, Désintégration et Fièvres, généalogie d’une insurrection mis en scène par Kheireddine Lardjam, il passe au plateau (En Pleine France, 2022) puis au son en 2023 sur trois petites formes : L’exploitation à la cool, Tenir jusqu’à l’aube et Nulle autre voix. Il est également créateur sonore avec le Théâtre Majâz, ou encore la compagnie Livsnerven, mais aussi musicien au plateau sur plusieurs créations de La compagnie du Lieu Kommun.
Héloïse Berthoux
Administratrice de production
À la sortie du master de Direction de Projets Culturels à Sciences Po Grenoble, Héloïse est tombée dans le monde du collectage de paroles contemporaines. Mettre en mots et en corps des imaginaires puissants, des rêves qui forment nos cartographies sensibles, nos chemins de traverses au sein de nos sociétés contemporaines. Là où nous portent nos pieds, les bitumes et la terre que nous foulons, résonnent au quotidien et construisent ce qui nous lie et nos espaces mentaux. Les Compagnies pour lesquelles Héloïse travaille mettent en poésie, en corps ces récits, intimes, a-générationnels. Elle a marché un bout de chemin avec Delphine Noly, Christophe Laluque, Corinne Requena. Héloïse accompagne Praline Gay-Para (Pavé Volubile), Violaine Brébion et Xavier Clion (Actes Uniques), et depuis septembre 2025, elle suit les pas de la Compagnie du Subterfuge.
Axelle Sourisse
Chargée de production / Opérationnel
Axelle a débuté sa carrière dans le cinéma et l’audiovisuel. Après une licence et un master en «Métiers de la production audiovisuelle et gestion de projets», elle a évolué en tant que directrice de production sur de nombreux courts-métrages, clips, vidéos-danse et publicités.
Passionnée de danse depuis toujours, elle s’est ensuite naturellement rapprochée de compagnies artistiques et a complété son parcours par une formation en diffusion et médiation culturelle.
Axelle a toujours été attirée par les projets multidisciplinaires, alliant le corps et les mediums de l’image et du son.
Porter des projets hors les murs à destination de tout public, et emmener la culture là où on ne l’attend pas, là où elle n’a pas assez de place, voilà ce qui la motive.
Aujourd’hui, elle accompagne en production la Compagnie du Subterfuge, et la Compagnie Volcà.
Enzo Caretti
Chargé de production
Profondément attaché aux arts vivants, Enzo aborde ces espaces de danse, performance ou théâtre comme une rencontre, celle du mélange entre nos pensées et nos mouvements. Franco-italien, il se nourrit d’un dialogue entre deux cultures mais aussi entre des formes artistiques pluridisciplinaires. Il a été formé au théâtre à l’Université et au Conservatoire de Strasbourg, et termine actuellement un Master à l’Université Lumière Lyon 2 consacré aux enjeux de la médiation culturelle. En parallèle, il accompagne les projets de la Compagnie du Subterfuge à Lyon. Son parcours l’a amené à occuper des fonctions multiples : médiateur, assistant à la mise en scène, chargé de production… Pour lui, le spectacle vivant est le seul endroit où l’on peut voir des gens vivants jouer des pièces vivantes : aujourd’hui, derrière le rideau, il développe les liens qu’entretiennent les artistes avec leurs territoires et leurs publics afin qu’iels soient le plus vivants possible.
À la fois coach, arbitre, et catcher de baseball mais aussi amateur de jeux comme le Go et les échecs, il cultive une pensée patiente, structurée et collective qu’il essaye de transposer dans son travail culturel. Très profondément attaché à la nature et à l’observation animale, je touche dans ce vivant-là une source constante d’inspiration et d’écoute qu’il tente de reproduire tout autour de lui. À la croisée de la production et de la médiation, il défend une pratique du spectacle vivant qui se doit d’être sensible.
